LA NORMANDIE
INTRODUCTION
LES NORMANDS
NOBLESSE NORMANDE
GÉNÉALOGIE
LA NORMANDIE
ENTRAIDE
BLASONS
La Normandie est née en 911 de la concession faite par le roi Charles le Simple au viking Rollon de terres situées sur l'embouchure de la Seine avec la ville de Rouen comme capitale.

Entre 911 et 933, Rollon et son fils Guillaume Longue Épée ont étendu leur pouvoir sur l'ensemble des pays de l'ancienne province ecclésiastique de Rouen constituant dans ses frontières presque définitives une des plus puissantes principautés du royaume de France largement ouverte encore sur le monde nordique.

Malgré de difficiles périodes de minorité, les longs règnes de Richard 1er (942-996) et Richard II (996-1026) ont permis à la Normandie de connaître le plus souvent la paix et la prospérité. Le pouvoir ducal s'est renforcé dans le cadre d'intitutions largement reprises de la période carolingienne. Dans le même temps les populations d'origine scandinave se sont fondues dans la masse. La Normandie appartient totalement au monde franc et à la civilisation chrétienne sans nier des apports originaux de tradition nordique. Au début du XIè siècle le duc de Normandie tient fermement son duché, s'appuie sur l'Église, qu'il protège et contrôle, et sur la haute aristocratie issue de sa famille.

En 1027, Robert, fils cadet de Richard II, succède à son frère Richard III dont la rumeur lui attribue le décès précoce. Comme son père avec les paysans, Robert doit au début de son règne lutter contre ses barons. Il affronte Guillaume Talvas, comte de Bellême, assiège Domfront et le force à demander grâce. Les fils du comte rebelle seront à leur tour battus et tués. Les Bretons en profitent pour envahir le Cotentin, ils seront écrasés. Robert entre dans la légende sous le nom de "Robert le Diable".

En 1034, Robert décide de partir en croisade pour Jérusalem. Il réunit les dirigeants normands et leur présente son héritier, Guillaume, un enfant de six ans, fils non légitimé d'Arlette de Falaise. L'assemblée reconnait le petit bâtard.

Sur le chemin du retour, Robert tombe malade et meurt à Nicée en juillet 1035. Son corps ne sera pas ramené en Normandie.

En 1035, Guillaume, agé d'à peine huit ans, devient duc de Normandie. Les trois tuteurs désignés par son père vont connaître des destins tragiques : Gilbert de Brionne, petit fils de Richard 1er, est assassiné, puis Turold, son précepteur et Osbern, le sénéchal du palais ducal, diparaissent. Les désordres et l'état d'anarchie s'amplifient en Normandie, même le roi de France, Henri 1er, se permet une incursion en 1037.

En 1047, Guillaume va écraser ses adversaires à la bataille de Val-ès-Dunes et rétablir l'ordre dans l'Ouest. Les seigneurs et vicomtes révoltés seront grâciés, petit à petit, une fois leur soumission confirmée.

En 1049, à Eu, Guillaume épouse sa cousine, Mathilde, la fille du comte Beaudoin V de Flandres, malgré l'opposition pontificale, et pour renforcer le pouvoir ducal ailleurs qu'à Rouen, Guillaume va faire de Caen sa seconde capitale en y construisant sa résidence vers 1050.

L'année 1066 marque un changement majeur en ce qui concerne le destin de la Normandie. Jusqu'à cette date, elle avait été une principauté dans le cadre du royaume de France. A partir de cette date, elle sortit de ce cadre pour se propulser à la tête d'un autre royaume, situé au-delà de la Manche. L'apparition du nouvel ensemble anglo-normand allait bouleverser la géographie politique de l'Europe du nord-ouest. Il se maintiendrait pendant plus d'un siècle, en s'étendant encore démesurément, au détriment du royaume de France, à partir du milieu du XIIè siècle. La conquête de l'Angleterre fut rendue possible par un ensemble de circonstances favorables, dont le duc Guillaume sut tirer le meilleur profit.

La société normande de la période ducale était donc vigoureusement structurée au sein d'un État fort, comme il en existait peu alors en Occident. La croissance économique, générale à cette époque, fut renforcée par la conquête de l'Angleterre qui représenta un remarquable élargissement des horizons. L'Église fut intégrée à ce grand mouvement de renouveau. Elle put fournir l'encadrement intellectuel et spirituel indispensable. Cette réussite normande n'aurait pas été possible sans la forte personnalité de la plupart des ducs, qui surent imposer une paix propice à l'économie comme à la cohésion sociale, en s'appuyant sur des institutions originales et efficaces.

geneanormande
16/06/04